Changement de réglementation aux États-Unis

Réglementation U.S.A.Les temps sont durs pour le lobby anti-poker aux États-unis. En effet deux jugements prononcés dans deux états distincts en moins d'un mois se sont prononcés en faveur d'une légalisation du jeu d'argent qu'est le Texas Hold'em, considérant celui-ci comme un jeu d'adresse plus que de hasard. Si on ajoute à cela l'élection de Barack Obama, joueur à ces heures, qui voit déjà d'un très mauvais oeil le pactole qu'est le jeu Live et Online échappé ainsi aux impôts et aux entreprises du secteur, on peut se demander si les sévères réglementations (l'UEIGA entre autres) de l'ère Bush pourront encore longtemps s'appliquer à ce jeu.

Tout a donc commencé en Pennsylvanie où une décision de justice a précisé : "la cour juge que le Texas Hold’em poker est un jeu où l’adresse prévaut sur la chance". Ce jugement de Thomas A. James Jr. avait déjà fait grand bruit il y a quelques semaines car il permit d'innocenter un petit groupe de personnes qui avait pris l'habitude d'organiser des tournois de Texas Hold'em. Il faut bien comprendre qu'aux États-Unis comme en France, une grande différence de traitement est faîtes entre jeux de hasard et jeux d'adresse. Les premiers comme la roulette étant bannis hors des Casino, les seconds pouvant se pratiquer en toute légalité.

En considérant le Poker comme un jeu où l'adresse prédomine sur le hasard, le juge a placé les joueurs sous une tout autre réglementation, les déchargeant du même coup de la loi UEIGA. Et il semblerait que la Pennsylvanie a ouvert une brèche, dans laquelle les jurys et un juge du Colorado ont vite eu fait de s'engouffrer. Il ont en effet déclaré Kevin Raley, joueur de Poker amateur dans un bar de Greeley, non coupable des faits qui lui était reproché, à savoir la pratique d'un jeux d'argent et de hasard. Appuyé par le directeur du PPA (Poker Player Alliance) et de plusieurs statisticiens et mathématiciens, son avocat Todd Taylor a ainsi pu démontrer que le Poker était bien un jeu d'adresse, qui ne tombe donc pas sous la loi UEIGA. Cette deuxième victoire en quelques semaines a été vivement saluée par le petit monde du Poker, nul doute qu'elles feront des petits dans les états voisins. Et c'est peut-être jusqu'au congrès que ces décisions remonteront, seule institution à même de modifier en profondeur la réglementation sur les jeux d'argent.

Et c'est peut-être bien sur le terrain politique que va se gagner la deuxième bataille que se livre le lobby du Poker. Il semble en effet que Barack Obama soit bien plus enclin que Georges W. Bush a laisser une certaine marge de manoeuvre aux organisateurs et joueurs de Poker du pays. Élu sur le thème du changement, lui et son équipe ont même mis en place un site sur lequel les citoyens américains peuvent s'investir dans les réformes, en soumettant leurs doléances et même en proposant des solutions. C'est ainsi qu'une proposition sur l'autorisation du Poker online a recueilli près de 1250 commentaires, plaçant le sujet en bonne position des propositions auxquelles l'équipe d'Obama devra répondre.

"Yes we can !", jamais les États-Unis ont été si proche de démocratiser le Poker Texas Hold'em.

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